RAGHAD

Née en Irak d’un père immensément connu dans le Moyen-Orient, vit sa vie d’artiste en région parisienne.
Après des études et un diplôme obtenu à l’Institut des Beaux Arts de Bagdad, elle poursuit sa formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts dans l’atelier César et en sort brillamment diplômée.
Après un diplôme de Langue et de Civilisation françaises délivré par l’Université Paris-Sorbonne, elle y revient et obtient un DEA en philosophie.
Expose dans des galeries à Paris et en Europe.
Participe à de nombreuses expositions collectives et internationales et à différentes manifestations sur le thème du cheval comme à Saumur ou au Salon du Cheval à Paris.
Aime présenter son travail sur les marchés de l’Art parisiens.
Elle crée également des costumes pour le théâtre.

Histoires de chevaux…
Ce qui caractérise avant tout l’art de Raghad c’est la grâce, c’est l’élégance et c’est aussi la vivacité des formes et du mouvement. Sa fascination pour le cheval, héritage génétique d’un Moyen-Orient qui a construit son histoire sur le dos de fringants purs-sangs arabes, la conduit à recréer un univers où chevaux avec ou sans cavaliers racontent cette histoire. Toute la puissance d’une évocation mythique réside dans un mélange harmonieux de matières et de couleurs. Raghad met une technique bien maîtrisée au service d’un imaginaire poétique partagé entre une humanité apaisée représentée par un animal au repos et la violence du monde symbolisée par la fuite éperdue d’un cavalier et de sa monture.
Nous sommes avec les chevaux de Raghad dans le monde mystérieux de la création qui puise ses sources dans le lien « centaurien » qui unit l’homme et l’animal dans une dépendance réciproque. L’artiste tente de défaire ce lien en proposant le cheval dans différentes postures et en représentant les humains, surtout des femmes, par des silhouettes un peu évanescentes mais mues par une force indicible.
Force, rapidité, ardeur associées à la noblesse de l’allure donnent vie aux chevaux de Raghad. Le cheval de guerre, celui des Assyriens, ou celui de Darius qui, dit-on, fut désigné roi par le hennissement de son étalon aux naseaux ouverts et à la peau frémissante renaît miraculeusement sous les doigts de l’artiste. Puis la fougue laisse place à la majesté naturelle de l’animal. La couleur ajoute à la portée symbolique de la création sa force émotionnelle. C’est une sculpture toute en légèreté et en poésie que nous propose ainsi Raghad.