Omer AMBLAS

Omer Amblas est né en 1948 à Capesterre en Guadeloupe. Cadet d’une famille de 6 enfants, il commence à peindre à l’âge de 9 ans. Durant toute son adolescence, il rêve de venir en métropole pour y apprendre le dessin.
Il y vient par le biais du service militaire qu’il effectuera à Fontenay-Le-Comte en Vendée. Sa vie professionnelle lui fera découvrir différents métiers (maçon, plombier, cuisinier, ouvrier d’usine dans la métallurgie). À l’âge de 30 ans, il fait des études d’architecture à l’université de Nantes.
Son métier de création et de conception lui permet de s’affirmer d’avantage à la peinture puisqu’il participe à de nombreux salons et expositions notamment au Salon des indépendants en 1981 et 2001. C’est en 2001 qu’il décide de se consacrer uniquement à son art. Son œuvre est la traduction de l’émotion d’un instant dans la vie du couple et du quotidien. Ses couleurs violentes et douces qui lui viennent de ses caraïbes natales, traduisent : l’amour, le désir, la passion.

En, 1980, il choisit La Rochelle et son paysage marin.
Peintre prolixe, les toiles d’Omer Amblas parlent pour lui, reflétant les errements de la Condition Humaine, sa propre vision du monde, entre lumière et ténèbres.
Omer Amblas, en 2001, se consacre exclusivement à son Art : âpres ou flamboyant, tendres ou tragiques, ses portraits -à l’huile- sont toujours rougis au couteau. L’ombre, émotion de l’instant, cède, peu à peu, du terrain à la lumière.
« Être antillais, dit-il, c’est se situer entre le Romantisme exotique et souffrance surréaliste, la limite entre figuration et Art Brut… »

«L’œuvre est poignante, expressive et spontanée, dévoilant avec subtilité la richesse intérieure des personnages. Omer Amblas ne peint pas des visages, il dépeint des états d’âmes. De la simplicité d’une écriture qui flirte avec l’art brut, il réussit à traduire la vérité des émotions. La complexité de son alchimie chromatique lui permet d’éclairer les visages au rythme de ses impulsions. Le chaud et le froid se conjuguent, laissant poindre la douleur et la joie de vivre de ses origines caribéenne. La gestuelle de cette écriture, qui s’apparente à la figuration libre, est directement inspirée par l’humeur de cet artiste. Dans un espace commun, il allie son vécu aux réminiscences d’une jeunesse antillaise à jamais marquée par la souffrance de son peuple. Des notes de tristesse et d’espoir se devinent dans les tourbillons colorés de cette œuvre empreinte d’une évidente universalité qui témoigne du destin des hommes».

Art Actualité Magazine (mai 2008)

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